Quelles questions poser à un invité de podcast ? 40 questions classées, et comment relancer
En bref : Les questions à poser à un invité de podcast business se rangent en cinq temps : son présent et son parcours (« Quel choix a tout changé ? »), ses chiffres (« D'où viennent tes clients ? »), ses méthodes (« Ton premier rendez-vous, étape par étape ? »), ses erreurs (« Laquelle t'a coûté le plus cher ? ») et la fin (« Qui devrais-je recevoir ensuite ? »). Pose-les une à une, puis relance : « par exemple ? », « combien ? », « pourquoi ? ».
- Une interview de podcast business se prépare en cinq temps : le présent et le parcours, les chiffres, les méthodes, les erreurs, puis la fin d'épisode.
- Commencer par ce qui occupe l'invité cette semaine réveille la conversation mieux qu'une biographie, et le parcours devient utile quand il est raconté par ses décisions.
- Quand un invité refuse de donner son chiffre d'affaires, une évolution, un ratio ou un ordre de grandeur suffit souvent à rendre la réponse utile.
- Les meilleures réponses viennent des relances : un exemple, un chiffre, plusieurs « pourquoi », une reformulation et quelques secondes de silence.
- Envoie à l'invité les thèmes et quelques exemples de questions, pas la liste complète, et demande-lui quels chiffres il accepte de citer.
- Une liste de questions est une feuille de route : lâche-la dès que l'invité ouvre un sujet plus fort, et réécoute l'épisode pour repérer les questions qui ont marché.
Quelles questions poser à un invité de podcast ?
Pose à ton invité des questions sur cinq terrains : son présent et les décisions de son parcours, ses chiffres, ses méthodes, ses erreurs et ses conseils. Les bonnes questions sont précises, ouvertes et ancrées dans ce qu'il vit en ce moment : elles appellent un exemple, un chiffre ou une décision, pas un récit déjà raconté ailleurs.
Une interview business n'est pas une biographie : ton auditeur veut savoir comment l'invité signe ses clients, fixe ses prix, recrute, et ce qu'il referait autrement.
Valentin Thomy, qui anime UPSL, le dit dans le chapitre podcast de sa formation personal branding : les fondateurs ont peur de l'interview classique sur leur parcours. Il leur proposait plutôt de parler de leurs enjeux actuels, de leurs victoires, de leurs problèmes et de leurs stratégies du moment. Selon lui, des fondateurs qui refusaient beaucoup de podcasts ont accepté celui qu'il animait alors, parce qu'il était niché et sortait des interviews classiques.
La trame qu'on te propose, en six temps :
- Le présent : ce qui occupe l'invité cette semaine.
- Le parcours : les décisions et les tournants, pas la chronologie.
- Les chiffres : clients, prix, canaux, marge.
- Les méthodes : le comment, étape par étape.
- Les erreurs : leur coût et ce qui a changé depuis, une fois la confiance installée.
- La fin : conseils, objectifs, prochain invité.
Les 40 questions ci-dessous respectent cet ordre, en cinq séries de huit (le présent et le parcours partagent la première). Transparence : on anime UPSL, le podcast des fondateurs B2B. Les exemples viennent des pages de nos 21 épisodes en ligne, publiés du 14 janvier 2025 au 26 janvier 2026, et on n'en reprend que ce qui y est écrit. Les questions numérotées sont nos propositions : adapte-les à chaque invité.

Comment préparer ses questions avant l'enregistrement ?
Prépare tes questions à partir de trois sources : ce que l'invité a déjà raconté ailleurs (pour ne pas le lui faire répéter), ce que vit ton auditeur (pour que chaque réponse lui serve) et ce qui se passe chez l'invité en ce moment. Écris plus de sujets que nécessaire, dont trois incontournables.
- Écoute ses interviews passées. Castmagic conseille de commencer par une fiche de profil de l'invité et d'écouter ses passages précédents en podcast pour comprendre sa façon de communiquer. Tu y repères aussi les anecdotes qu'il raconte partout.
- Cherche l'angle neuf. Alexandre Waquier, qui anime Les Héros de la Vente, lit les posts LinkedIn de ses futurs invités, écarte ceux qui n'ont rien de neuf à dire et retravaille avec eux les angles trop vus, selon sa page sur UPSL.
- Pars de ton auditeur. Que fera-t-il de la réponse lundi matin ? En réécoutant ses appels de vente, Mathieu Pimort (Linker) a constaté qu'il posait des questions intéressantes mais inutiles, raconte son épisode. Au micro, le piège est le même.
- Prévois large. Sur upsl.fr, la page de l'épisode avec Niels Cohen liste 37 moments clés pour 1 h 31, celle de Paul Darmas 14 pour 58 minutes (relevé le 6 novembre 2026). Notre repère : une quinzaine de questions écrites pour une heure, dont trois incontournables, plus des questions de secours pour les rebondissements imprévus, comme le recommande Castmagic.
Aucune liste ne rattrape un invité hors cible. Si ton podcast doit t'apporter des clients, Valentin Thomy conseille dans sa formation sur les canaux d'acquisition B2B d'interviewer des personnes qui sont « un petit peu le cliché des gens que tu accompagnes ». Notre guide pour trouver des invités pour son podcast B2B détaille comment les choisir. Pour t'entraîner l'oreille, écoute les animateurs de notre sélection de podcasts comme Le Gratin.
Quelles questions poser sur le parcours et le présent de l'invité ?
Sur le parcours, demande des décisions et des tournants plutôt qu'une chronologie, et commence par le présent : ce qui occupe l'invité cette semaine, son problème du moment. Une question sur aujourd'hui réveille la conversation ; le récit des débuts vient mieux une fois l'invité lancé, et il devient plus utile quand il explique une décision.
Sur UPSL, l'épisode avec Paul Darmas s'ouvre sur « la chose la plus importante faite la semaine dernière ». Dans le sien, Dorian Ciavarella raconte la décision la plus importante de la semaine précédant l'enregistrement : recruter un CMO, choisi parmi une centaine de profils. Et le parcours d'avocat fiscaliste d'Arnaud Belinga n'arrive qu'à 20:57, après le produit et le marché.
- 1. Qu'est-ce qui t'a le plus occupé cette semaine ?
- 2. Quelle est la décision la plus importante que tu as prise ces sept derniers jours ? Chez Dorian Ciavarella, c'est le chapitre « Le game changer de la semaine » (41:53).
- 3. Quel est ton problème numéro un en ce moment ? Pour Arnaud Belinga, c'était structurer une équipe (31:00).
- 4. Que faisais-tu juste avant de lancer ta boîte, et qu'est-ce qui t'a fait basculer ?
- 5. À quel moment as-tu su que ça allait marcher ?
- 6. Quelle décision de ton parcours referais-tu exactement pareil, et laquelle jamais ?
- 7. Si tu repartais de zéro demain, que ferais-tu en premier ?
- 8. Qui t'a le plus appris, et qu'est-ce qu'il t'a appris concrètement ?
La question 4 marche mieux quand tu as repéré le tournant à l'avance, comme le chapitre « De peintre en bâtiment à Permettez-moi de construire » (9:17) de l'épisode avec Aurélien De Nunzio.
Quelles questions poser sur les chiffres de l'invité ?
Demande des chiffres qui expliquent une décision : nombre de clients, panier moyen, part de chaque canal, marge, délai de signature. Si l'invité refuse de donner son chiffre d'affaires, ne force pas : demande une évolution, un ratio ou un ordre de grandeur. Pour l'auditeur, ces chiffres sont souvent plus utiles qu'un montant brut.
Les chiffres font d'un témoignage une méthode. Dans son épisode, Mathieu Pimort annonce un panier moyen de 3 000 € et 25 à 30 clients accompagnés, puis la provenance de ses rendez-vous en 2024 : 40 % de bouche-à-oreille, 40 % de LinkedIn, 20 % pour le reste.
Un refus n'est pas une impasse : l'épisode avec Arnaud Belinga a un chapitre « Pourquoi Arnaud ne partage pas (encore) ses chiffres » (12:14), mais il y décrit un churn passé d'environ 40 % à environ 8 %, avec un objectif de 2 à 3 %. Même schéma chez Niels Cohen : un chapitre « Pourquoi ne pas communiquer son MRR » (1:23:00), et pourtant une croissance de 5 à 10 % par mois et un objectif de MRR multiplié par trois en un an, selon lui.
- 9. Combien de clients as-tu aujourd'hui, et quel est ton panier moyen ?
- 10. D'où viennent tes clients, en pourcentage ?
- 11. Combien de rendez-vous fais-tu par mois, et combien en signes-tu ?
- 12. Quelle est ta marge, et qu'est-ce qui la fait bouger ?
- 13. Combien de personnes dans l'équipe, pour quel chiffre d'affaires ?
- 14. Combien de temps s'écoule entre le premier contact et la signature ?
- 15. Quel chiffre regardes-tu chaque semaine, et pourquoi celui-là ?
- 16. Tu ne veux pas donner ton chiffre d'affaires ? De combien a-t-il progressé en un an ?
Préviens l'invité des chiffres que tu comptes lui demander : il pourra les vérifier et te dire ceux qu'il refuse de citer. Dans tes notes d'épisode, écris « selon lui » : ce sont ses déclarations, pas des comptes audités.
Quelles questions poser sur les méthodes de l'invité ?
Sur les méthodes, demande le comment, étape par étape : le déroulé d'un rendez-vous, le message de relance, la façon de fixer un prix ou de choisir une priorité. Une bonne question de méthode fait sortir un processus que l'auditeur peut copier, avec ses outils, ses chiffres et ses limites.
Mathieu Pimort détaille la structure de son premier rendez-vous (28:14) : brise-glace, agenda, objectif de l'appel, présentation rapide, reformulation, puis le BEBEDC (besoin, enjeu, budget, échéance, décideur, concurrent). Alexandre Waquier consacre un chapitre aux « 3 types de relance qui marchent » (42:26). Arnaud Belinga explique comment il priorise sa roadmap (18:03) : noter les demandes récurrentes, les scorer selon l'impact marketing, l'impact commercial et la difficulté technique, puis tout ranger dans Linear.
- 17. Comment se passe ton premier rendez-vous commercial, étape par étape ?
- 18. Qu'envoies-tu à un prospect qui ne répond plus ?
- 19. Comment as-tu fixé tes prix, et quand les as-tu augmentés pour la dernière fois ?
- 20. Comment décides-tu de ce que tu fais en premier ?
- 21. Quels outils utilises-tu, et lequel pourrais-tu supprimer demain ?
- 22. Comment recrutes-tu, et comment sais-tu vite que c'est la bonne personne ?
- 23. Qu'est-ce qui marche aujourd'hui sur ton canal principal, et qui ne marchait pas il y a deux ans ?
- 24. Pourquoi ne pas faire dix fois plus ? Qu'est-ce qui casserait en premier ?
Demande toujours la limite de la méthode : pour qui elle ne marche pas, ce qu'elle coûte, ce qui casserait si on la multipliait. L'épisode avec Niels Cohen a justement un chapitre « Pourquoi ne pas envoyer dix fois plus de cold emails » (29:30).
Quelles questions poser sur les erreurs et les échecs ?
Les questions sur les erreurs donnent souvent les passages les plus marquants d'un épisode, à condition de les poser au bon moment : après les sujets professionnels, une fois la confiance installée. Demande ce que l'erreur a coûté, ce que l'invité a changé depuis et ce qu'il dirait à quelqu'un qui s'apprête à la faire.
Castmagic recommande de commencer par les sujets professionnels pour installer crédibilité et confort, et de reconnaître la complexité d'un sujet sensible avant de poser la question. Évite « Quel a été ton plus gros échec ? », qui appelle une réponse préparée : demande une erreur située (un recrutement, une offre, un canal, un prix).
L'épisode avec Aurélien De Nunzio montre l'enchaînement : « Huit mois pour tenter de vendre Algar » (32:45), puis « Ce qu'il retient de l'échec » (37:51). Il y reconnaît une erreur qu'il ne refera pas, avoir délégué trop tôt la vente, et résume : « C'est OK de faire des erreurs, par contre les faire plusieurs fois, c'est là où c'est ridicule. » (1:05:26). Mathieu Pimort, lui, lâche : « Moi, je pensais que j'étais un bon sales, et je pense que je suis moyen. » (25:09).
- 25. Quelle erreur t'a coûté le plus cher, et combien ?
- 26. Qu'as-tu lancé trop tôt, ou trop tard ?
- 27. Quel recrutement regrettes-tu, et qu'as-tu changé depuis ?
- 28. Quelle offre ou quel canal as-tu arrêté, et pourquoi ?
- 29. Quel échec t'a préparé à une réussite plus tard ?
- 30. Quel conseil as-tu suivi alors qu'il ne fallait pas ?
- 31. Qu'as-tu cru vrai sur ton marché, et qui s'est révélé faux ?
- 32. Qu'as-tu mis le plus de temps à admettre ?
La question 29 adapte une question de Tim Ferriss : « How has a failure, or apparent failure, set you up for later success? ».
Quelles questions poser en fin d'épisode ?
Termine par des questions courtes qui ouvrent sur la suite : un conseil, un livre, un objectif à six mois et le nom du prochain invité. Beaucoup d'animateurs posent la même série de questions à tous leurs invités : c'est une signature que l'auditeur attend, et un moyen de comparer les réponses d'un épisode à l'autre.
La signature la plus célèbre vient du questionnaire de Proust : selon Wikipédia, Bernard Pivot faisait répondre ses invités à une version de son cru à la fin de Bouillon de culture, et James Lipton, inspiré par Pivot, l'a adaptée pour Inside the Actors Studio. Tim Ferriss, lui, a envoyé 11 questions à des personnalités pour son livre Tribe of Mentors, dont huit étaient, écrit-il, des questions « rapid-fire » affinées dans son podcast (article du 3 octobre 2017). Nos questions 34 à 36 sont adaptées de sa liste.
Sur UPSL, les fins d'épisodes regardent devant : « Dans six mois : 200 épisodes et une deuxième émission » pour Alexandre Waquier (1:08:01), « Ce qu'on peut lui souhaiter : de la stabilité » pour Arnaud Belinga (57:06), « Le déclic de la semaine » pour Laetitia Fall (1:19:18). Et la question du prochain invité rapporte : Sofiane Hadine a été recommandé à Valentin Thomy par un précédent invité.
- 33. Que dirais-tu à quelqu'un qui en est là où tu étais il y a trois ans ?
- 34. Quel conseil répandu dans ton métier est faux ?
- 35. À quoi as-tu appris à dire non ces dernières années ?
- 36. Quel livre as-tu le plus offert, et pourquoi ?
- 37. Où veux-tu en être dans six mois, et dans deux ans ?
- 38. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter ?
- 39. Qui devrais-je recevoir ensuite, et peux-tu nous mettre en contact ?
- 40. Où peut-on te suivre, et que proposes-tu en ce moment ?
Tu animes aussi des groupes de dirigeants ? Ce guide des questions à poser en mastermind les range moment par moment.
Comment relancer un invité pendant l'interview ?
Relance chaque réponse importante avant de passer à la question suivante : demande un exemple, un chiffre, la raison, ou reformule ce que l'invité vient de dire. Et apprends à te taire : quelques secondes de silence après une réponse poussent souvent l'invité à compléter avec le détail le plus intéressant.
Les huit relances à garder sous la main :
- « C'est-à-dire ? » quand la réponse reste abstraite.
- « Tu as un exemple ? » : un client, une date, un message envoyé.
- « Combien, exactement ? » dès qu'arrive un « beaucoup » ou un « ça marche bien ».
- « Pourquoi ? », plusieurs fois de suite : c'est le principe des cinq pourquoi, développé à l'origine par Sakichi Toyoda et utilisé chez Toyota pour remonter d'un problème à sa cause principale, selon Wikipédia.
- « Et ensuite ? » pour garder le fil.
- Le silence : Castmagic conseille de compter jusqu'à trois une fois que l'invité a fini de parler, avant ta question suivante.
- La reformulation : « Si je te suis, tu dis que… ». L'invité corrige ou précise.
- « Peux-tu m'en dire plus ? » quand une réponse ouvre un terrain imprévu, plutôt que de passer automatiquement à la question suivante de ta liste (Castmagic).
Confronte avec un cas réel. Dans l'épisode avec Laetitia Fall, Valentin Thomy part de la question qu'il pose à tous ses prospects : « si je t'amène des leads, est-ce que tu sais les closer ? ». Tous répondent oui, et Laetitia Fall explique pourquoi ils se trompent.
Fais dire plutôt qu'affirmer. En vente, Valentin Thomy conseille dans sa vidéo sur la peur de vendre de poser plus de questions et de demander « selon toi ? » avant de donner son avis, un réflexe détaillé dans ce guide pour ne plus avoir peur de vendre. Au micro, demande à l'invité pourquoi ça marche au lieu de le dire à sa place.
Laisse parler. Selon Alexandre Waquier, les bons commerciaux « vont parler 30 % du temps et laisser parler le reste du temps leur interlocuteur » (39:21). En interview, vise encore moins.

Quelles questions éviter en interview de podcast ?
Évite les questions trop larges (« Raconte-nous ton parcours »), doubles (deux questions dans une phrase), fermées quand tu veux une histoire, et celles dont la réponse est déjà sur le profil LinkedIn de l'invité. Évite aussi les questions qui flattent : elles produisent des réponses polies, rarement un passage qu'on a envie de partager.
Six reformulations, de la question faible à la question qui fait parler :
- Trop large : « Raconte ton parcours » devient « Quel choix a tout changé ? ».
- Fermée : « Ça marche bien ? » devient « Combien de clients signes-tu par mois ? ».
- Déjà préparée : « Ton plus gros échec ? » devient « Quelle erreur t'a coûté le plus cher ? ».
- Vague : « Tu fais comment ? » devient « Ton premier rendez-vous, étape par étape ? ».
- Convenue : « Un conseil pour finir ? » devient « Quel conseil répandu dans ton métier est faux ? ».
- Double : deux questions d'un coup deviennent une question, puis le silence.
Méfie-toi aussi des questions orientées (« Tu ne trouves pas que… ? ») : l'invité acquiesce et l'auditeur n'apprend rien. Si tu as un avis, donne-le franchement, puis demande à l'invité s'il est d'accord.

Faut-il envoyer les questions à l'invité avant l'enregistrement ?
Envoie à l'invité les thèmes et quelques exemples de questions, pas la liste complète. Il prépare ses exemples et ses chiffres sans réciter de réponses apprises. Profite de cet envoi pour lui demander quels chiffres il accepte de citer, s'il a un sujet à éviter, et pour lui dire ce que tu feras de l'enregistrement.
Valentin Thomy montre sa méthode dans le passage de sa formation consacré à la préparation des invités : une page (la sienne était sur Notion) envoyée à chaque fondateur, avec des exemples de questions qu'il aimerait lui poser ou qu'il pose à tous ses invités, à adapter selon la personne. Selon lui, ces pages rassuraient : l'invité voyait que c'était carré et acceptait.
Castmagic insiste sur l'autre versant : traite tes questions comme une feuille de route, pas comme un script rigide. Et quand l'invité s'investit, la préparation monte d'un cran : chez Alexandre Waquier, les invités, qui paient pour passer dans l'émission, préparent davantage leur épisode, selon sa page sur UPSL.
Tu es de l'autre côté du micro ? Notre guide pour être invité sur un podcast explique comment préparer tes réponses et tes histoires chiffrées.
Quand faut-il oublier sa liste de questions ?
Lâche ta liste dès que l'invité ouvre un sujet plus fort que ta question suivante : une erreur jamais racontée, un chiffre inattendu, un désaccord. La liste sert à ne pas te perdre, pas à dérouler un ordre. Reviens-y quand le sujet est épuisé, et garde tes trois questions incontournables pour la fin si le temps manque.
Trois situations où il faut la ranger :
- L'invité s'anime sur un sujet imprévu. C'est souvent le meilleur moment de l'épisode : relance avec « peux-tu m'en dire plus ? » et laisse filer.
- La réponse a déjà couvert tes trois questions suivantes. Les poser quand même montre que tu n'écoutais pas.
- L'invité n'a pas de matière sur un thème. Pas de chiffres, pas de méthode : passe, plutôt que d'insister sur un terrain vide.
Après l'enregistrement, réécoute l'épisode et note les questions qui ont produit les meilleures réponses : Castmagic recommande cette évaluation après chaque entretien, et l'épisode avec Alexandre Waquier a un chapitre « Revoir ses propres appels pour progresser » (50:39), qui vaut aussi pour l'animateur. Ces passages feront souvent tes extraits : notre guide pour créer un podcast vidéo explique comment les découper en shorts.
Enfin, une liste de questions ne remplace pas une ligne éditoriale. Si ton podcast doit servir ta marque, regarde nos exemples de podcasts de marque ; s'il doit t'apporter des clients, notre guide pour lancer un podcast d'entreprise B2B détaille le suivi après l'épisode.
En vidéo
- (Re)Structure Ta Personal Brand Avec Moi en 3h - Formation GRATUITE : Le chapitre podcast : quoi demander aux invités et comment les préparer
- Voici Les 34 Meilleurs Canaux d'Acquisition en B2B – Formation ACQUISITION B2B : Pourquoi interviewer des invités qui ressemblent à tes clients
- arrête d'avoir peur de vendre (applique ça je te jure) : Poser plus de questions et faire dire plutôt qu'affirmer
Questions fréquentes
Quelles sont les meilleures questions à poser à un invité de podcast ?
Les meilleures questions sont précises et appellent un exemple, un chiffre ou une décision : « Quelle décision a tout changé ? », « D'où viennent tes clients, en pourcentage ? », « Ton premier rendez-vous, étape par étape ? », « Quelle erreur t'a coûté le plus cher ? », « Qui devrais-je recevoir ensuite ? ». Range-les en cinq temps (présent et parcours, chiffres, méthodes, erreurs, fin) et relance chaque réponse importante avant de passer à la suivante.
Combien de questions préparer pour une interview de podcast d'une heure ?
Notre repère : une quinzaine de questions écrites pour une heure, dont trois incontournables. Ajoute quelques questions de secours : Castmagic conseille d'en préparer en cas de rebondissement inattendu. Les relances feront le reste. Sur upsl.fr, la page de l'épisode avec Niels Cohen liste 37 moments clés pour 1 h 31, celle de Paul Darmas 14 pour 58 minutes : une bonne réponse, relances comprises, occupe souvent plusieurs minutes.
Faut-il envoyer ses questions à l'invité avant l'enregistrement ?
Envoie les thèmes et quelques exemples de questions, pas la liste complète : l'invité prépare ses exemples sans réciter. Valentin Thomy envoyait à chaque fondateur une page avec des exemples de questions, adaptés à la personne. Profite de l'envoi pour demander quels chiffres l'invité accepte de citer et s'il a un sujet à éviter.
Comment relancer un invité qui répond trop court ?
Enchaîne une relance courte au lieu de passer à la question suivante : « C'est-à-dire ? », « Tu as un exemple ? », « Combien, exactement ? », « Pourquoi ? ». Reformule ce qu'il vient de dire pour qu'il précise, ou tais-toi : Castmagic conseille de compter jusqu'à trois en silence avant de reprendre la parole, ce qui pousse souvent l'invité à compléter.
Comment demander son chiffre d'affaires à un invité de podcast ?
Préviens-le avant l'enregistrement et pose la question simplement. S'il refuse, demande une évolution, un ratio ou un ordre de grandeur. Sur UPSL, Arnaud Belinga ne partage pas ses chiffres mais décrit un churn passé d'environ 40 % à environ 8 %, et Niels Cohen, qui ne communique pas son MRR, parle d'une croissance de 5 à 10 % par mois.
Quelle question poser à la fin d'un podcast ?
Une question courte et tournée vers la suite : un conseil faux dans son métier, un livre offert, son objectif à six mois, ce qu'on peut lui souhaiter, et surtout « Qui devrais-je recevoir ensuite ? ». Garder la même série pour tous tes invités crée une signature, comme Bernard Pivot avec sa version du questionnaire de Proust ou Tim Ferriss avec ses questions « rapid-fire ».
Par quelle question commencer une interview de podcast ?
Commence par le présent plutôt que par la biographie : « Qu'est-ce qui t'a le plus occupé cette semaine ? » ou « Quelle décision importante as-tu prise ces sept derniers jours ? ». L'épisode d'UPSL avec Paul Darmas s'ouvre ainsi sur la chose la plus importante faite la semaine précédente. Le parcours vient ensuite, raconté par ses décisions.
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Sources
- UPSL : tous les épisodes
- UPSL : Paul Darmas (Digitality)
- UPSL : Dorian Ciavarella (Zeliq)
- UPSL : Arnaud Belinga (Breakcold)
- UPSL : Niels Cohen (Emelia)
- UPSL : Mathieu Pimort (Linker)
- UPSL : Alexandre Waquier (Les Héros de la Vente)
- UPSL : Aurélien De Nunzio (Algar)
- UPSL : Laetitia Fall (Vendue)
- UPSL : Sofiane Hadine (La Tribu des Starters)
- Tim Ferriss : Tribe of Mentors, sample chapter (3 octobre 2017)
- Wikipédia : Questionnaire de Proust
- Wikipédia : Cinq pourquoi
- Castmagic : techniques d'interview de podcast
- Castmagic : les questions à poser en podcast
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