Emilio Abril et JérômePlus de 700 000 abonnés sur YouTube, et il repart de zéro avec un SaaS !

TinyPages · 14 janvier 2025 · 1 h 00

Emilio Abril fait du contenu depuis 2016 et vend des formations en ligne depuis huit ans, avec plus de 50 formations créées selon lui. Au moment de l'épisode (janvier 2025), il prépare le lancement de TinyPages avec Jérôme, développeur et cofondateur : un outil tout-en-un pour les créateurs de contenu (pages, emails, formations), pensé contre les « usines à gaz » du marketing. Dans le podcast UPSL, ils racontent la construction du produit, encore en pré-lancement.

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Podcast EMILIO ABRIL ET JÉRÔME

Du YouTube à l'infopreneuriat

Emilio Abril se décrit lui-même comme « un dinosaure d'Internet » : il fait du contenu depuis 2016. Selon Gavroche Thaïlande, ce Bordelais a démarré avec quelques vidéos sur l'arrêt du tabac, puis a arrêté ses études d'informatique pour partir à Bangkok. Au moment de l'épisode (janvier 2025), il revendique plus de 700 000 abonnés sur YouTube et plus de 50 formations en ligne. Son site personnel annonce plus de 2 millions d'euros de ventes de formations.

Sa formation la plus rentable, Shorts Domination, est sortie au moment où les vidéos verticales explosaient : il venait de faire 41 millions de vues en 30 jours avec ses propres shorts. Le reste de son catalogue suit la même logique, des méthodes qu'il a d'abord construites pour lui-même, comme Focus Book (la productivité avec un carnet) ou son « second cerveau » sous Obsidian. Des produits plutôt petit ticket : quelques centaines d'euros, 1 000 € pour le plus cher.

Pourquoi lancer un SaaS

Dans ce podcast, Emilio Abril explique pourquoi 90 % de son focus va désormais à un logiciel. D'abord la lassitude : au bout de huit ans, il enchaînait les lancements « parce que si tu fais pas ton lancement du mois, tu vas faire un mauvais mois ». Ensuite un problème personnel : des années à se battre avec des outils marketing trop complexes, au point d'écrire des newsletters qu'il n'a jamais envoyées. Enfin une question d'échelle : une formation est liée à la tête de son créateur, qui « n'est pas scalable à l'infini », alors qu'un logiciel peut être vendu à n'importe qui, en France comme ailleurs, avec un revenu récurrent.

Comme il ne sait pas coder, il s'associe avec Jérôme, développeur avec une dizaine d'années d'expérience dans la tech, dont quatre en salariat et le reste en freelance. Jérôme a cocréé environ quatre start-up avant TinyPages, « la plupart des échecs », dont un projet Web3 qui a coulé faute d'avoir été confronté au marché assez tôt.

Construire avec les utilisateurs

Cette expérience a fixé la méthode. Quand Emilio lui présente son idée, Jérôme pose une condition : trouver au moins dix créateurs qui ont le même problème. Le MVP sort en un mois. Les bêta-testeurs envoient ensuite des vidéos de leur utilisation, et le produit change de cap. Le premier concept (écrire un contenu, puis décider s'il devient une page, une newsletter ou une leçon) perdait les utilisateurs : l'équipe a inversé le parcours pour qu'on choisisse d'abord ce qu'on crée.

TinyPages regroupe pages de capture, landing pages, emailing et formations, sans outil d'emailing externe à brancher. Côté technique, Jérôme s'appuie sur Postmark pour l'envoi d'emails, Stripe pour les paiements et l'éditeur open source Tiptap, et explique qu'une fonctionnalité qui lui prenait six heures en demande désormais trente minutes avec l'IA. Le chantier le plus difficile reste la délivrabilité : faire en sorte que les emails de chaque créateur n'arrivent pas en spam.

La simplicité comme avantage concurrentiel

Le fil rouge de l'épisode, c'est le minimalisme. Emilio Abril cite CapCut face à Premiere Pro ou Canva face à Photoshop pour défendre une « révolution de la simplicité ». La règle de TinyPages : parfaire les fonctionnalités essentielles avant d'en ajouter, et savoir dire non aux demandes trop spécifiques pour ne pas devenir l'usine à gaz que l'outil promet de remplacer.

Côté acquisition, la stratégie est assumée : vendre d'abord à son audience francophone, ouvrir à 100 créateurs pour garder la croissance sous contrôle, puis attaquer le marché anglophone une fois le plateau atteint. Emilio ne compte pas transformer sa chaîne : il continuera à publier des vidéos utiles aux créateurs, en remplaçant l'appel à rejoindre sa newsletter par une mention de TinyPages.

Ce qu'il faut retenir

Ils l'ont dit

« Je voulais créer quelque chose de simple, de beaucoup plus simple que tout ce qui existe aujourd'hui. »

Écouter à 5:07

« Si on commence à faire plein de features pour tout le monde, pour chaque petit cas qui concerne que 2-3 % des gens, on va pas s'en sortir. On va devenir ce qu'on a juré de détruire : une usine à gaz. »

Écouter à 10:49

« J'ai l'impression vraiment qu'il y a une révolution de la simplicité : les gens veulent des outils simples, ils en ont marre des interfaces qui ressemblent à des tableaux de bord de Boeing 747. »

Écouter à 14:50

« Comme c'est lié à ta tête, ta tête n'est pas scalable à l'infini. »

Écouter à 31:28

« Trouve-moi au moins 10 utilisateurs qui ont les mêmes problèmes que toi et je te fais un MVP. »

Écouter à 40:16

« Je suis pas omniscient, je suis juste un data point dans le marché, je suis un créateur parmi tant d'autres. »

Écouter à 42:00

« Les infos produits sans personal branding, c'est les cours sur Udemy qui se vendent pour 10 balles pour le Black Friday. »

Écouter à 50:43

« Un carnet avec un stylo, c'est le meilleur outil de productivité au monde. »

Écouter à 55:43

Les moments clés

FAQ

Qui est Emilio Abril ?

Emilio Abril est un créateur de contenu et formateur en ligne, présenté comme bordelais par Gavroche Thaïlande, qui fait du contenu depuis 2016. Selon lui dans l'épisode (janvier 2025), sa chaîne YouTube dépasse les 700 000 abonnés et il a créé plus de 50 formations en huit ans d'infopreneuriat. Il est cofondateur de TinyPages.

Comment Emilio Abril a-t-il commencé sur YouTube ?

Selon Gavroche Thaïlande (juillet 2018), il a démarré en France avec quelques vidéos sur l'arrêt du tabac, puis a arrêté ses études d'informatique pour partir à Bangkok et se consacrer à ses vidéos et à ses formations en ligne. Sa chaîne bien-être s'appelait alors Vert Feuille.

Où vit Emilio Abril ?

Au moment de l'épisode (janvier 2025), Emilio Abril et son associé Jérôme vivent tous les deux à Bangkok, en Thaïlande, où ils se retrouvent une fois par semaine pour travailler sur TinyPages.

Qu'est-ce que TinyPages ?

TinyPages est un logiciel tout-en-un pour les créateurs de contenu : pages de capture, landing pages, emailing (newsletters et séquences automatiques) et formations en ligne, sans outil d'emailing externe à connecter. Son site met en avant la simplicité et permet de créer et vendre une première offre gratuitement.

Qui a fondé TinyPages ?

TinyPages a été fondé par Emilio Abril, qui porte la vision produit et la communication, et Jérôme, développeur avec une dizaine d'années d'expérience dans la tech, qui code la plateforme.

Quand TinyPages a-t-il été lancé ?

Au moment de l'épisode (janvier 2025), le produit avait trois mois de développement et n'était pas encore disponible : une liste d'attente était ouverte et l'équipe prévoyait d'ouvrir d'abord l'outil à 100 créateurs.

Quelle est la formation d'Emilio Abril qui a le plus vendu ?

Selon lui dans l'épisode, c'est Shorts Domination, un programme au prix assez élevé lancé quand les vidéos verticales explosaient, alors qu'il venait de faire 41 millions de vues en 30 jours avec ses propres shorts. Son produit le plus cher coûte 1 000 €.

Avec quels outils TinyPages est-il construit ?

Selon Jérôme dans l'épisode, TinyPages utilise Postmark pour l'envoi des emails, Stripe pour les paiements et la librairie open source Tiptap pour l'éditeur, avec l'IA pour accélérer le développement.

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Sources

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