Quentin GavilaÀ 20 ans, il vend ses agents IA 1 000 € la journée !
Quentin Gavila est le cofondateur, avec son associé Benoît Ferrere, de Growthsystemes, une structure qui développe des agents IA et des automatisations pour les entreprises. Au moment de l'épisode (avril 2025), il a 20 ans, facture environ 1 000 € la journée de développement selon lui et anime une communauté Skool de 1 600 membres consacrée aux agents IA. YouTube est devenu son principal levier d'acquisition.
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Podcast QUENTIN GAVILA
Quentin Gavila n'a pas trouvé sa voie du premier coup. Avant les agents IA, il est passé par le e-commerce, « bien après » la vague du dropshipping, puis par la prestation de services marketing, surtout la génération de leads. Ça n'a « pas forcément bien marché », reconnaît-il dans le podcast UPSL. Il bascule ensuite vers le développement, l'automatisation, puis les agents IA, avec son associé Benoît Ferrere. D'après le registre des entreprises, les deux associés immatriculent la SAS Growthsystemes Tech le 23 avril 2025 : Quentin Gavila en est le président, Benoît Ferrere le directeur général.
Au moment de l'enregistrement, leur modèle est celui d'une agence de développement : cartographier les pôles métiers d'une entreprise, décomposer les tâches de chaque équipe, puis décider où placer une automatisation, un agent IA, ou un mélange des deux. Il distingue le déterministe (du code ou du no code dont on sait qu'il passera) du non déterministe, qui fait intervenir des LLM, moins précis.
Automatisation ou agent IA : la vraie différence
Pour Quentin Gavila, la frontière est nette. Une automatisation est un flux de données : un input, un output, une manipulation entre les deux. Un agent prend des actions grâce à ses outils : envoyer un email, ouvrir un calendrier, interroger un CRM. Il le décrit comme un système composé d'un LLM, d'une mémoire et de « tools », paramétré par des instructions.
Il ne vend pas de rêve pour autant. Selon lui, un agent exécute une consigne à environ 85 %, pas à 100 %, et rencontre des erreurs. Un système qui tient la route demande donc souvent un enchaînement d'agents, une mesure de la précision et une réduction des erreurs. C'est là qu'il place sa valeur ajoutée, avec deux briques maison : un suivi des logs des agents et un algorithme de pseudonymisation qui retire les noms des clients avant l'envoi au LLM. Il assume aussi de refuser certains sujets, comme les agents vocaux en français, qu'il juge encore trop lents.
Une agence au TJM plutôt qu'un SaaS
Pourquoi une agence et pas un SaaS ou une formation ? Parce qu'acheter de la prestation, explique-t-il, c'est acheter le savoir et le temps de quelqu'un, quand un abonnement à 30 € s'oublie. Il donne ses chiffres sans détour : un TJM de référence de 1 000 € (entre 800 et 1 200 € selon le projet), entre 20 et 30 jours vendus dans le mois en cours au moment de l'épisode, des projets de deux semaines à deux mois payés au fil de l'avancement, environ 20 % du chiffre réalisé en formation B2B et une marge qu'il estime autour de 90 %. Son modèle de référence est Scale AI, mélange de prestation et de technologie.
Sur l'AGI, il tempère l'enthousiasme de Valentin Thomy : les LLM progressent surtout grâce à plus de calcul et plus de données, mais ne savent pas encore résoudre des problèmes vraiment nouveaux. Il pense qu'on verra des entités très intelligentes de notre vivant, sans que ce soit pour demain.
YouTube, un canal bottom of funnel
Le cœur de l'épisode, c'est l'acquisition. Quentin Gavila a misé sur YouTube, dont les vidéos ont décollé presque sans relais sur les autres réseaux, souligne Valentin Thomy, et sur une communauté Skool consacrée aux agents IA. Il revendique une quarantaine de lead magnets et 22 projets open source. Son constat : YouTube est « bottom of funnel avec des gens inconnus ». Les prospects arrivent en ayant déjà passé du temps avec lui et demandent directement un devis. En janvier, il a eu 46 rendez-vous à titre personnel, dont environ un sur trois qualifié selon lui.
Sa règle pour le contenu : que les gens se sentent plus intelligents après l'avoir suivi. Il cite l'idée qu'il vaut mieux 100 personnes qui vous aiment vraiment que 100 000 qui vous likent. Il termine sur ses habitudes de travail : téléphone posé ailleurs et réseaux coupés pendant le travail, tâches écrites puis décomposées sur papier, réponses immédiates aux clients, et une passion revendiquée pour les échecs avec plus de 10 000 parties sur Chess.com.
Ce qu'il faut retenir
- Faire de la stratégie à heure fixe (une heure chaque dimanche avec son associé) et le reste du temps avancer « comme une brute » sur le plan défini.
- Un agent IA se distingue d'une automatisation par la prise d'action via des outils, pas par la présence d'un LLM dans le flux.
- Un agent exécute une tâche à environ 85 % : il faut prévoir des chaînes d'agents, du suivi d'erreurs et une mesure de la précision.
- Avant d'envoyer des données clients à un LLM, les pseudonymiser pour lever le frein RGPD et sécurité.
- Vendre au TJM (environ 1 000 € la journée) des systèmes déjà développés permet de les réimplanter vite chez un nouveau client.
- YouTube amène des prospects qui connaissent déjà l'offre et demandent un devis, là où la prospection à froid amène des gens méfiants.
- Créer des actifs qui travaillent seuls (communauté, lead magnets, projets open source) : son associé a pris cinq appels qualifiés en une semaine sans avoir posté depuis dix jours.
- Optimiser deux métriques au quotidien : la vitesse de décision et la justesse de ces décisions, notamment en répondant tout de suite aux clients.
Ils l'ont dit
« Être une brute dans le sens où, d'accord, tu as un plan, tu as des stratégies qui sont définies […], mais dès qu'il y a des problèmes, tu passes dessus. Tu vois, tu réfléchis pas, juste avance. »
Écouter à 0:58
« C'est clairement la prise d'action qui définit un agent. »
Écouter à 10:19
« Lorsqu'on va lui dire de faire quelque chose, il va pas forcément le faire à 100 %, mais plutôt à 85 %. »
Écouter à 12:21
« On a un TJM défini de 1 000 €. […] Si ça prend 5 jours, c'est 5 000 €. Si ça prend 10 jours, c'est 10 000 €. »
Écouter à 23:08
« Ce qui est ultra intéressant avec YouTube, c'est que c'est bottom of funnel avec des gens inconnus. »
Écouter à 47:02
« Vaut mieux avoir 100 personnes qui t'aiment […] que 100 000 personnes qui te likent. »
Écouter à 50:50
« J'ai deux systèmes, système d'acquisition et système de delivery. Donc c'est des systèmes quand même complexes, mais tout le reste, bullshit. »
Écouter à 1:18:23
Les moments clés
- 0:00Introduction et vision sur l'IA
- 1:12Stratégie vs action : jusqu'où être une brute ?
- 3:18La règle du 80/20 appliquée plusieurs fois
- 4:19Sécurité, RGPD et défis des agents IA
- 5:09Présentation de Quentin Gavila et de son agence
- 6:12Trouver la bonne niche et exploser sur YouTube
- 7:27Pourquoi avoir choisi les agents IA ?
- 9:25Différence entre automatisation et agent IA
- 12:03Les limites et erreurs fréquentes des agents IA
- 13:13Modèle économique : pourquoi une agence et pas un SaaS ?
- 15:42Vers une scalabilité du modèle ?
- 17:40Focus sur l'exploitation de la data
- 19:01Le modèle Scale AI et son potentiel
- 22:33Pourquoi le SaaS n'est pas la solution miracle
- 23:27Ventes et chiffres : comment Quentin structure son agence
- 25:13Pourquoi ne pas avoir 10 fois plus de clients ?
- 26:28Mindset et croyances limitantes dans le business
- 27:22L'impact comme moteur principal
- 30:55Passer de 0 à 1 : la réflexion sur l'avenir
- 33:07L'IA est-elle vraiment une révolution ?
- 36:46L'AGI : fantasme ou réalité ?
- 38:01La puissance du bon secteur : pourquoi choisir la meilleure niche ?
- 41:26Comment ne pas se faire dépasser par la vitesse de l'IA ?
- 43:58La stratégie de contenu qui a tout changé
- 46:58YouTube comme levier principal d'acquisition
- 49:59Différences entre acquisition en contenu et en prospection
- 51:18Construire une audience engagée plutôt qu'une masse de followers
- 52:37Routines et hacks de productivité
- 58:11Vision à 5 ans, vitesse et justesse des décisions
- 1:01:35Personal brand et technologie, ses deux leviers
- 1:04:1246 rendez-vous en janvier grâce au contenu
- 1:07:53Les quatre canaux d'acquisition
- 1:11:44Recruter : trouver et qualifier les bons profils
- 1:15:00Marge, fiscalité et revente
- 1:18:23Deux systèmes : acquisition et delivery
- 1:23:03Échecs et mot de la fin
FAQ
Qui est Quentin Gavila ?
Quentin Gavila est un entrepreneur spécialisé dans les agents IA et les automatisations. Il est cofondateur de Growthsystemes avec Benoît Ferrere et président de la SAS Growthsystemes Tech. Il publie des vidéos techniques sur les agents IA sur sa chaîne YouTube.
Quel âge a Quentin Gavila ?
D'après le registre des entreprises, Quentin Gavila est né en juin 2004. Il avait 20 ans au moment de l'épisode (avril 2025).
Qui a fondé Growthsystemes ?
Le site de Growthsystemes présente Quentin Gavila et Benoît Ferrere comme ses fondateurs. Au registre, Quentin Gavila est président de la SAS Growthsystemes Tech et Benoît Ferrere directeur général ; la communauté Skool présente ce dernier comme CTO.
Que fait Growthsystemes ?
Au moment de l'épisode (avril 2025), Growthsystemes développe des agents IA, des automatisations et des backends de SaaS pour des entreprises, avec une part de formation B2B. En 2026, son site présente Ontologie, une plateforme qui modélise les processus métiers et permet d'y déployer des agents IA encadrés.
Quand a été créée Growthsystemes Tech ?
La SAS Growthsystemes Tech a été créée le 23 avril 2025, avec un siège à Saint-Denis (La Réunion) et une activité de programmation informatique.
Combien facture Growthsystemes ?
Selon Quentin Gavila dans l'épisode (avril 2025), l'agence facture un TJM de référence de 1 000 €, qui varie entre 800 et 1 200 € selon le projet. Il indique avoir vendu entre 20 et 30 jours sur le mois en cours.
Comment Quentin Gavila trouve-t-il ses clients ?
Principalement grâce à sa chaîne YouTube et à sa communauté Skool sur les agents IA, qui comptait 1 600 membres au moment de l'épisode (avril 2025). Il explique que ses prospects arrivent en connaissant déjà son offre et demandent directement un devis.
Quelle est la différence entre une automatisation et un agent IA ?
Pour Quentin Gavila, une automatisation est un flux de données avec un input et un output. Un agent IA prend des actions grâce à ses outils (envoyer un email, consulter un calendrier ou un CRM) : c'est la prise d'action qui le définit.
Thèmes de l'épisode
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Sources
- Épisode YouTube UPSL avec Quentin Gavila
- Chaîne YouTube de Quentin Gavila
- Growthsystemes, site officiel
- Communauté Skool « Agents IA et Automatisations » (Growthsystemes)
- Annuaire des entreprises : Growthsystemes Tech (SIREN 943968065)
- Societe.com : Quentin Gavila, dirigeant
- Societe.com : Benoit Ferrere, dirigeant